Contrôle des émotions, la clé du succès

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Pour gagner, il faut contrôler ses émotions. Les grands champions de f1 ont tous, à un moment de leur carrière, "péter une durite" ou en ont simplement trop fait lors d'une course. Les parieurs sportifs, c'est un peu similaire. Qui n'a jamais, à un moment de sa vie de parieur, tilté ? Le tilt, c'est la hantise du parieur. C'est, en quelque sorte, une sortie de route, avec toutes les conséquences plus ou moins dommageables qui en découlent.

En tant que parieur pro, le but sera donc d'éviter, autant que possible, ces sorties de routes tout au long de votre carrière.. De nombreux joueurs se mentent à eux mêmes. Ils ne prennent aucunes notes de leurs paris engagés. Ils estiment au jugé. Ainsi, ils ont cette vague impression d'être gagnant sur le long terme. Au pire, se disent-ils, être à l'équilibre, voire légèrement perdant.. mais pas plus.

C'est lorsque l'on commence à parier en tant que joueur responsable, en prenant note de tous nos paris sur une saison complète, que l'on peut alors définir notre bénéfice net. Voilà pourquoi, je vous suggère d'adopter une attitude professionnelle, c'est à dire de :

  1. Déterminer votre capital de départ
  2. Fixer la valeur d'une unité
  3. Répartir vos mises

La règle d'or : NE JAMAIS miser plus de 5% de sa bankroll sur un unique pari. Pour ma part, je ne dépasse pas 1% de ma Bankroll par pari.

Vous ne pourrez jamais être maître de votre destin, si vous misez "au petit bonheur la chance". Vous ferez probablement banqueroute si vite que vous n'aurez pas le temps de rectifier la trajectoire. Vous irez droit dans le mur ! Il est tentant de jouer en utilisant des montantes par exemple. Cela marche un temps, mais celui qui n'est pas aguéri à cette technique s'expose à de graves problèmes. On augmente nos mises après chaque paris perdus, sans vraiment nous l'avouer.. c'est un risque contrôlé, pensons-nous ! La vérité, c'est que c'est une mauvaise manière de jouer. Selon moi, ce n'est pas l'attitude à adopter. En tout cas, ce n'est pas celle que j'adopte.

Pensez long terme ..

Tel un pilote qui planifie sa carrière, je raisonne long terme. Je recherche les values, c'est à dire les cotes qui sont, selon moi, mal étalonnées par le bookmaker. C'est la meilleure méthode pour battre les bookmakers. Certes, la variance sera toujours plus élevées en jouant des cotes de 2.1 qu'en jouant des cotes de 1.4. Ceci doit être pris en compte dans notre esprit.

J'ai vu des tipsters pros avec des écarts de +30% Bk voire plus, sur une courte période. C'est courant ! Certains parlent de cycles, d'autres de chance ou de malchance. Le fait est que, si vous jouez à hauteur de 10% Bk par pari par exemple, cela ne vous laisse que 3 paris perdants d'affilés pour atteindre cette perte de 30% du capital. Si vous jouez 1% Bk, il vous faudra 30 paris perdants d'affilés.. vous avez le temps de voir venir ;)

Vous avez dit "série en cours" ?

De trop nombreux parieurs s'extasient devant le nombre de paris gagnants réussis d'affilé. Ils parlent de série en cours. D'ailleurs, même quand un pari perdant intervient, ils parlent toujours de "série en cours" (de 19 sur 27 par exemple). A priori, lorsque l'on perd, la série devrait s'arrêter. Mais non, certains joueurs préfèrent se mentir à eux mêmes (et aux autres accessoirement). Cela permet de faire passer la pilule aux parieurs qui ont pris un VIP ou un abonnement de 10€ par mois. Encore une fois, ce comportement est volontaire. Il permet d'embrouiller l'esprit des gens.

De plus, le nombre de paris ne donne aucune indication bien evidemment en soit sur la réussite du parieur. Si vous ne connaissez pas la cote moyenne des paris gagnants, vous n'êtes absolument pas en mesure de déterminer si vous serez gagnant ou perdant au final. Le seul indicateur, ou plutôt les deux seuls indicateurs qui nous intéressent, ce sont le ROC pour Retour sur Capital et le Yield (ou ROI) pour Retour sur Investissement (Return of invest).

La variance, toujours la variance

Pour être maître de soi, il faut accepter les pertes. Car des pertes, il y en aura. J'ai acquis pas mal d'expérience dans le milieu des paris. J'ai suivi des tipsters (dans d'autres sports que la f1 bien sûr). Avec certains je suis passé de -20u à +5u en l'espace de même pas un mois .. et pourtant en ne jouant que une unité par pari !

J'espère que ces quelques réflexions apporteront de l'eau à votre moulin. Vous pouvez réagir en commentaire si vous le désirez. Encore une fois, ce qui fait la différence entre un parieur pro et un parieur amateur, c'est la gestion sur le long terme. Un parieur amateur peut faire illusion durant longtemps, la chance peut être de son côté.. mais, retenez que, sur une saison la chance est un facteur qui s'équilibre pour tous.

Vouloir se refaire, terme à bannir

Nous avons tous été confrontés à une période difficile dans les paris, où "rien ne passait". Il faut faire le dos rond dans ces moments là et surtout ne pas varier ses mises avec la ferme intention de "se refaire", le piège mortel pour le parieur sportif. Chaque jour est différent, il ne faut pas miser en fonction des pertes (ou des gains) de la veille. Le seul facteur qui compte c'est le degré de confiance que nous mettons dans notre pari, après une longue analyse. Mon simple avis.